ÉDITO : DIWA 3 : Après les paillettes, le temps des actes ?

Par la Rédaction de La Source Média
Le rideau est tombé sur la 3e édition des Digie Women Awards. Sika REBIENOT est repartie avec le trophée, le sourire aux lèvres et le sentiment du devoir accompli. C’est une victoire méritée, une célébration nécessaire. Mais une fois les projecteurs éteints et les tapis rouges rangés, que reste-t-il ?
Soyons lucides : le sacre de talents comme Sika REBIENOT est un miracle quotidien. Il est le résultat d’une résilience individuelle héroïque face à un système qui, trop souvent encore, traîne les pieds.
Comment expliquer qu’en 2025, alors que nous célébrons l’excellence de nos femmes dans l’IA et la cybersécurité, l’accès au financement reste un parcours du combattant pour les entrepreneures de la Tech ? Comment accepter que le mentorat et les distinctions privées soient les seuls véritables moteurs de croissance, pendant que les politiques publiques peinent à structurer un véritable fonds de soutien à l’innovation féminine ?
Le succès de Sika Rebienot ne doit plus être l’exception qui confirme la règle, mais le standard de demain. Il est temps que les institutions dépassent le stade des discours de félicitations pour entrer dans celui de l’investissement massif. Soutenir les DIWA, c’est bien. Financer les projets qui en sortent, c’est mieux.
À La Source Média, nous refusons de nous contenter de l’image d’Épinal. Si nous mettons en lumière Sika aujourd’hui, c’est aussi pour rappeler que derrière chaque lauréate, il y a des centaines d’autres femmes qui butent contre un plafond de verre financier et structurel.
Le Gabon a le génie, les DIWA nous l’ont prouvé. Il ne manque plus que la volonté politique et économique pour transformer ces étincelles en un brasier industriel numérique. Sika a fait sa part. Aux autres de jouer.



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